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Le modèle agricole

SOLIDAIRES, PERFORMANTES, INNOVANTES : En avant les coopératives !

LES VALEURS SOCIALES DE LA COOPERATION AGRICOLE

 

SOLIDAIRES, PERFORMANTES, INNOVANTES : En avant les coopératives !

Le capitalisme coopératif :
prendre en mains son destin économique dans une entreprise d’Hommes

L’entreprise coopérative agricole est une organisation économique d’agriculteurs qui ont décidé de mutualiser les moyens de production, de transformation et de commercialisation de leurs produits agricoles.
Associés (donc porteurs de capital social) et fournisseurs de leur entreprise, les agriculteurs la gèrent démocratiquement selon le principe « un homme, une voix ».
Pour la part non distribuée, Les bénéfices réalisés sont affectés à des « réserves » dont le caractère impartageable sert leur projet collectif sur le long terme.
Sociétés d’hommes et non de capitaux les coopératives ne sont pas OPAbles, attachées aux territoires de leurs agriculteurs-sociétaires, elles ne sont pas non plus délocalisables.

Des entreprises dotées d'un mode de gouvernance original
Fondées par et pour les agriculteurs, les coopératives agricoles sont des sociétés de personnes,gérées démocratiquement en élisant leurs dirigeants parmi leurs pairs: c’est une démocratie de délégation. Dans les coopératives agricoles dont la circonscription territoriale est étendue, les coopérateurs délibèrent en section territoriale et élisent leurs délégués à l’assemblée générale plénière.
Beaucoup de coopératives, enrichissent cette démocratie de délégation par une démocratie « participative » par laquelle les agriculteurs échangent et débattent sur leurs métiers, l’amélioration de leurs pratiques culturales ou d’élevage au sein de commissions ou de groupes spécialisés par production.
Au cœur de cette organisation, l'administrateur de la coopérative, membre d'un Conseil d'administration, doté par la loi des pouvoirs les plus étendus pour diriger, définir les orientations stratégiques de la coopérative, il est l'incarnation d'un système de gouvernance original. Il exerce une responsabilité exigence qui demande écoute, anticipation, discernement, capacité d'engagement et de décision, intégrité et crédibilité. Ces qualités sont au service d'un engagement vital pour l'existence du projet coopératif.


Enraciner durablement les productions agricoles, les activités et les emplois
De la TPE locale au groupe coopératif à dimension internationale, toutes les coopératives sont ancrées dans les bassins de production agricole de leurs sociétaires.
En organisant les débouchés des agricultures régionales, en structurant les filières agroalimentaires ou non alimentaires souvent jusqu’au produit fini, elles fixent sur leurs territoires des activités de première ou de seconde transformation porteuses de valeur ajoutée et d’emplois directs et induits.
Acteur majeur du tissu économique et social, le modèle coopératif agricole maintient aussi une vie professionnelle et collective dans les zones rurales défavorisées.


Créer de la croissance verte pour les agriculteurs et les consommateurs
Pour valoriser sur le long terme les productions agricoles de leurs adhérents, les coopératives investissent massivement dans la recherche et l’innovation porteuses de nouvelles valeurs ajoutées pour l’éco consommation de demain : bio matériaux, bioplastiques, nutrition santé, biotechnologies, agro énergies, génomique, cosmétique, autre chimie verte ou blanche. Les entreprises coopératives participent à 13 pôles de compétitivité, moteurs de croissance et d’emplois. Elles accompagnent aussi leurs adhérents pour la mise en œuvre, dans les exploitations, de démarches concrètes de développement durable : énergies renouvelables, photovoltaïque, méthanisation...


Derrière chaque produit, des agriculteurs unis et respectueux de leur territoire
Alors que les marchés internationaux spéculent sur les matières premières agricoles, le respect des territoires et la proximité « producteur consommateur » portés par les entreprises coopératives redonnent à l’alimentation toute sa valeur.
Pionnières dans la mise en place des signes de qualité et d’origine (label rouge,
AOC, IGP),
elles se sont aussi organisées pour mieux répondre à la consommation durable : certifiant la valeur environnementale de leurs produits agricoles, la démarche “Agri Confiance“(1) est aujourd’hui leur porte drapeau en alimentation durable
avec 130 coopératives engagées, représentant 30 000 exploitations,
soit 10% de l’agriculture française.
(1) Agri confiance : norme française NF V01-007


Performance & solidarité économiques : des valeurs modernes et associées

Partageant ensemble un profil d’entreprise unique, les coopératives agricoles développent entre elles des stratégies d’alliances, sectorielles ou géographiques, pour renforcer leur performance économique : s’unir face à des marchés de matières premières agricoles mondialisés et volatils, se regrouper pour mieux aborder des filières agroalimentaires, investir collectivement dans le marketing et l’innovation…
Cette solidarité économique, puisée dans le modèle d’entreprise, s’exprime aussi auprès de leurs adhérents en difficultés et dans les situations de crises sectorielles.


Tous les territoires,
toutes les agricultures, toutes les filières…

…sont valorisés par la coopération agricole : métiers du grain, bétail et viande, aviculture et foies gras, nutrition animale, déshydratation de la luzerne, lait et produits laitiers, vins, betterave et sucre, fruits et légumes, lin et chanvre, tabac, insémination animale, utilisation de matériel en commun, électricité, alcool et distilleries, plantes à parfum et médicinales, miel, bois et forêts…

 

LES VALEURS SOCIALES DE LA COOPERATION AGRICOLE

La spécificité de la coopération agricole
Comme toute entreprise, la coopérative agricole intervient dans un contexte économique concurrentiel et se trouve donc soumise à des contraintes économiques qui les obligent à renforcer leur performance. Elle peut également avoir à affronter des crises sectorielles ayant un impact négatif sur son activité. Ce contexte implique une nécessaire et permanente adaptation des structures qui peut avoir des conséquences sur l’emploi. Cependant, le traitement de ces conséquences s’inscrit nécessairement dans la spécificité de la coopération agricole.

Une coopérative agricole est une entreprise qui obéit à des finalités qui lui sont propres : propriété des agriculteurs qui détiennent son capital et lui apportent leur production, elle a reçu pour mission de valoriser et de commercialiser la production de ses adhérents. La coopérative agricole est gouvernée par des principes de fonctionnement et des valeurs spécifiques qui la différencient des sociétés commerciales.

Par leur nature, ces principes et ces valeurs participent à donner du sens à l’activité professionnelle des salariés au travers :

  • du lien étroit existant entre les salariés et les adhérents,
  • de l’ancrage dans les territoires,
  • du mode de gestion(a-capitalisme et démocratie).

L’ensemble de ces valeurs permet aux salariés des coopératives d’exercer leur activité professionnelle dans un cadre qui contribue à diminuer les risques de mal être au travail.


Un lien étroit entre les adhérents et les salariés
• Le principe de « double qualité »
Une coopérative agricole est une société de personnes dont l’objet est de répondre aux besoins économiques, professionnels et de formation de ses associés, les exploitants agricoles. Les agriculteurs détiennent le capital (parts sociales) et sont également fournisseurs de leur production et utilisateurs des services de la coopérative.

• La coopérative est le « prolongement de l’exploitation agricole »
La coopérative a un objet lié à l’activité des agriculteurs. A l’amont elle approvisionne les exploitations agricoles en intrants et, à l’aval, elle collecte, stocke ou transforme et commercialise ses produits ou encore ses services.

• Incidences pour les salariés
Les principes de double qualité et de prolongement de l’exploitation agricole conduisent à créer un lien étroit entre :

  • Les salariés et les agriculteurs adhérents à la coopérative.
  • L’activité professionnelle des salariés et l’activité des exploitations agricoles.

Ces liens de personnes et d’activité donnent nécessairement du sens et de la valeur à l’activité professionnelle du salarié. Celui-ci sait pour qui et pour quoi il travaille.


Un ancrage dans les territoires
• Principe de territorialité
L’action économique de la coopérative s’inscrit dans la circonscription territoriale pour laquelle elle est agréée. Par son projet et son statut, une coopérative est durablement liée à un territoire géographique donné, à la fois par la nature de son activité, la provenance des matières premières, et par les capitaux apportés par leurs agriculteurs adhérents sur ce territoire. Les coopératives sont donc étroitement insérées dans le tissu économique local et elles contribuent largement à l’animation à la valorisation du territoire.

• Incidences pour les salariés
Les coopératives contribuent à maintenir sur les territoires des bassins d’emplois importants, principalement en zone rurale. Elles permettent ainsi de conserver une proximité géographique entre les salariés et leur lieu de travail. Enfin, ancrées sur leur territoire, les coopératives ne sont pas délocalisables.


Un mode de gestion spécifique
• Le principe de l’a-capitalisme
La répartition des résultats de la coopérative privilégie le long terme et se partage entre les coopérateurs et leur entreprise. La coopérative n’a donc pas pour but de maximiser un profit immédiat mais de valoriser l’activité de ses adhérents sur le long terme

• Le principe démocratique
En assemblée générale, les associés votent selon le principe « un homme-une voix » et non « une action-une voix ». Ils élisent leurs représentants au conseil d’administration parmi leurs pairs. Celui-ci définit et oriente la stratégie de la coopérative.

• Incidences pour les salariés
En s’inscrivant résolument dans la valorisation à long terme, les coopératives peuvent construire dans la durée des politiques économiques et sociales. Ce mode de gouvernance offre aux salariés une lisibilité de leur activité professionnelle sur le long terme.

Les décisions touchant à l’organisation collective de la coopérative sont débattues démocratiquement au sein du conseil d’administration, lequel est composé d’agriculteurs entretenant des contacts directs avec les salariés.

La gouvernance des coopératives, par son objectif et sa mise en œuvre, conduit à prendre en compte la dimension humaine dans toute décision collective touchant la communauté de travail.

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