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Qu’est-ce que la révolution coopérative dans le secteur agricole et alimentaire ? Il s’agit d’une révolution douce, durable, mais indispensable dans le monde troublé que nous afrontons et que les générations futures devront, elles aussi, supporter.
Les décisions d’aujourd’hui, politiques et économiques, demandent un courage et une détermination dont bien peu de gouvernements ont fait preuve ces dernières décennies.
Il s’agit de construire un nouveau modèle, à l’heure où le monde est ébranlé par un capitalisme fnancier débridé. Face à la crise économique mondiale que nous traversons, les réponses son
t d’abord politiques et la rigueur comme le courage ne sauront être évités dans les prochains mois, quel que soit le nouveau président de la République.
Elles sont aussi économiques, et la campagne présidentielle qui s’annonce va sans doute revêtir une importance inédite depuis la fondation de la Ve République. La crise fnancière a fait voler en éclats les mythes de la dérégulation et de la libéralisation à tout va. La désindustrialisation de la France a atteint ses limites. La politique de concurrence comme seul outil de régulation des marchés et d’amélioration de la compétitivité au bénéfce du plus grand nombre a montré ses insufsances et ses efets pervers.
L’écologie, le développement durable, l’alimentation se trouvent au cœur des préoccupations de tous. Les coopératives agricoles veulent, bien sûr, s’investir dans une croissance verte. Les engagements pour l’avenir de notre pays doivent poursuivre et développer la mutation amorcée du développement durable. La France possède des capacités dans les secteurs d’avenir (énergie, services liés à l’environnement, agroalimentaire) qu’il convient de faire valoir au sein de la mutation écologique que vit notre économie.
Alors, plutôt que se tourner vers la recherche de nouvelles idéologies, le prochain gouvernement français, et aussi l’Europe, plus forte, on le souhaite, dans les prochains mois, doivent s’inspirer des modèles qui font leurs preuves depuis des années et qui irriguent le tissu économique et social français.
Les entreprises coopératives agricoles sont les actrices quotidiennes du capitalisme coopératif et, par-delà, les agriculteurs, qui sont leurs sociétaires, doivent inspirer les pouvoirs publics pour les aider à relever les défs auxquels notre pays est confronté. Un modèle de gouvernance indépendant des diktats boursiers, une implantation régionale forte qui refuse la délocalisation, des emplois créés à tous les échelons sociaux français, une économie qui a foi en l’homme, et une société plus humanisée et moins prédatrice : voici les éléments que souhaite développer COOP de France à travers ses propositions.
Dès le 6 décembre , découvrez et téléchargez chaque semaine un chapitre du manifeste.
LES 10 DÉFIS ÉCONOMIQUES, AGRICOLES ET ALIMENTAIRES
1. PROMOUVOIR LE CAPITALISME COOPERATIF
2. INVENTER UN NOUVEAU MODELE EUROPEEN
3. L’AGRICULTURE ET L’AGROALIMENTAIRE : UN ENJEU STRATEGIQUE
4. PLUS D’ECOLOGIE : PRODUIRE PLUS ET PRODUIRE MIEUX
5. POUR UNE RECHERCHE AGRO-ENVIRONNEMENTALE
6. NON A LA FINANCIARISATION, OUI A L’ECONOMIE REELLE
7. CAP SUR LA CROISSANCE : EXPORTATION ET HARMONISATION DES REGLES
8. PLUS DE DIVERSITE ET DE SECURITE ALIMENTAIRES
9. PRIORITE A L’EMPLOI
10. S’ENGAGER POUR LA VERITE DES PRIX
1. PROMOUVOIR LE CAPITALISME COOPERATIF
- Une autre façon d’entreprendre grâce à un modèle économique qui fait ses preuves tous les jours. Beaucoup de Français expriment le besoin ou le souhait d’entreprendre autrement. Avec d’autres, les coopératives agricoles peuvent répondre à ces attentes. Car ce sont des sociétés de personnes fondées sur des valeurs de responsabilité, de démocratie, de solidarité et de transparence. Le modèle coopératif possède dans son « code génétique » cette modernité de plus en plus recherchée dans la société, avec des objectifs de durabilité, de traçabilité et de proximités.
- Les coopératives agricoles dynamisent les territoires français. Parce qu’elles sont nées des hommes, des femmes et du territoire, les coopératives agricoles sont partenaires de tous ceux qui agissent pour créer et renouveler ces ressources, dans un esprit de consensus et de pérennité. Pour mieux vivre ensemble. Par exemple, les coopératives collectent le lait, les animaux et les céréales, y compris dans les territoires les plus défavorisés ou les plus éloignés. Sans elles, des pans entiers de notre pays seraient voués à la désertifcation.
- La valeur de la proximité. Dans un monde plus globalisé, les coopératives conjuguent capacité d’action et proximité, faisant écho aux aspirations des « locavores » qui veulent « penser global et manger local ». Dans leur développement, elles allient compétitivité avec les autres acteurs internationaux et proximité avec les coopérateurs, grâce à une interaction permanente.
- La démocratie participative des coopératives. Dans une entreprise coopérative agricole, tous les agriculteurs sont en quelque sorte les patrons, en dialogue de proximité avec les salariés. Cette relation durable entre les associés et leur coopérative permet, par exemple, une politique de conseils visant à mieux maîtriser les intrants, à concilier productivité et impact environnemental des pratiques agricoles, ou à améliorer la traçabilité des produits comme avec la démarche Agri Confance®.
- Vive le long terme et la confance. Nos entreprises coopératives agricoles ne sacrifent pas le long terme pour le court terme. Le rapport au temps est l’une des forces de ce modèle économique. La coopérative n’a pas pour but de maximiser un proft immédiat, mais veut valoriser l’activité de ses adhérents sur le long terme. Elle ne contribue donc pas au phénomène de fnanciarisation de l’économie.
- Une fscalité adaptée aux engagements des coopératives agricoles.La législation fscale reconnaît la spécifcité des engagements des coopératives agricoles en leur accordant une exonération de l’impôt sur les sociétés pour les seules opérations réalisées avec leurs membres (les fliales étant imposées depuis 1991). La nécessaire réorganisation de nos fnances publiques doit en tenir compte et soutenir en priorité les entreprises qui créent de l’emploi, de l’activité et de la valeur dans nos territoires. Une étude sur la fiscalité des coopératives agricoles, réalisée par le cabinet PWC, met particulièrement en valeur le fort taux de redistribution de leurs résultats aux adhérents, notamment à travers la ristourne et l’importance des investissements économiques pour assurer proximité et durabilité du développement des coopératives en zone rurale.
(Télécharger le chapitre 1 dans la colonne de droite)
2. INVENTER UN NOUVEAU MODELE EUROPEEN
- Une Europe fédérale intégrée. L’urgence est d’abord de constituer un noyau dur en Europe, avec peut-être moins d’États, mais plus d’État. Une Europe ramassée, plus forte et plus homogène, partageant le même budget fédéral, les mêmes règles fiscales et sociales, les mêmes droits, mais aussi les mêmes devoirs.
- L’agriculture et l’alimentation, enjeux stratégiques. Pour la première fois, dans le cadre de la présidence française du G20, les thématiques agricoles et alimentaires sont au cœur des réflexions internationales. Le déf alimentaire lancé à la planète doit être posé dans des instances internationales, en phase avec les évolutions économiques et sociales internationales (G8, G20, ONU) et déboucher sur des préconisations tangibles. Coop de France souhaite que l’Union européenne et les États inventent une nouvelle politique agricole et alimentaire européenne, pour produire « plus et mieux ».
(Télécharger le chapitre 2 dans la colonne de droite)
3. L’AGRICULTURE ET L’AGROALIMENTAIRE : UN ENJEU STRATEGIQUE
- Investir dans les secteurs leaders de notre économie
Dans les secteurs agricoles et agroalimentaires se développent les entreprises qui permettent de construire les débouchés de l’activité agricole et de préserver les emplois dans les territoires. La crise a mis à nu les fragilités des finances publiques françaises. COOP de France considère qu’il faut rééquilibrer nos finances, sans sacrifier l’essentiel de l’action de l’État, comme l’ont fait la Suède et le Canada.
Dans le nouveau paysage économique mondial, l’État doit soutenir les secteurs stratégiques. Malgré la crise de la dette, il doit investir dans les secteurs leaders de notre économie, en prévoyant des volets spécifiques pour les domaines agricoles et agroalimentaires, et plus particulièrement pour les entreprises qui permettent de préserver les activités et les emplois
- Reconstruire une politique de fret ferroviaire et développer le fluvial
Développer des infrastructures pour améliorer la compétitivité. Le maillage du territoire par des réseaux ferroviaires, routiers ou fluviaux, répondant aux besoins économiques et prenant en compte les défis environnementaux constitue un élément clé de la compétitivité de nos entreprises.
(Télécharger le chapitre3 dans la colonne de droite)
4. PLUS D’ECOLOGIE : PRODUIRE PLUS ET PRODUIRE MIEUX
- Les coopératives agricoles sont des actrices du développement durable
L’écologie est intégrée depuis des années par les coopératives, comme par les autres acteurs de l’agriculture. Après une phase de réflexion entamée dans les années 90 sur le sens même de leur engagement, les coopératives ont développé des outils, des recommandations et des pratiques de développement durable. Elles revendiquent en la matière un rôle indispensable d’intégrateur de projets, fidèles ainsi à leur vocation originelle, « l’union fait la force ». Elles privilégient une approche pragmatique de l’écologie. La force des coopératives, c’est de pouvoir concilier biodiversité, rentabilité de l’exploitation agricole et attentes des marchés. Plus que d’autres, elles ont la capacité d’entraîner de nombreux agriculteurs autour d’un projet en faveur de la biodiversité, avec un réel impact sur le terrain.
- Une économie « décarbonée »
COOP de France veut s’inscrire dans une économie décarbonée, et souhaite le prolongement, la simplification et la régulation des mécanismes de flexibilité de la finance carbone (compensations volontaires, Projets domestiques expérimentés jusqu’en 2012 en France). En parallèle, les revenus issus du marché européen de quotas de CO2 doivent permettre d’investir dans les technologies « bas carbone », pour accompagner le changement dans nos entreprises, et plus largement dans la recherche et le développement.
Par ailleurs, COOP de France souhaite faire reconnaître aux agriculteurs leur statut de producteurs de biens et services environnementaux, ou plus largement de producteurs de biens publics, pour lesquels ils doivent pouvoir être véritablement rémunérés au travers du marché ou d’aides ciblées. Et ce, en passant d’un système de contraintes sur les moyens à un système le plus souvent possible basé sur des objectifs de résultats.
(Télécharger le chapitre 4 dans la colonne de droite)
5. POUR UNE RECHERCHE AGRO-ENVIRONNEMENTALE
- Dynamiser la recherche et l’innovation
COOP de France demande que soient favorisés la recherche et le développement dans les entreprises. Donc de maintenir le crédit impôt-recherche, développer les partenariats public/privé et renforcer les pôles de compétitivité. Pour valoriser sur le long terme les productions agricoles de leurs adhérents, les coopératives investissent massivement dans la recherche et l’innovation, porteuses de nouvelles valeurs ajoutées pour l’éco-consommation de demain : biomatériaux, bioplastiques, nutrition santé, biotechnologies, agro-énergies et biocarburants, génomique, cosmétique et autres chimies, vertes ou blanches.
- Oui au génie génétique et à l’apport des biotechnologies
Les biotechnologies, tant dans le domaine végétal qu’animal, évoluent très rapidement, et il est essentiel que les entreprises françaises concernées bénéficient de tout le soutien de la puissance publique. C’est une question d’indépendance nationale et de compétitivité pour le secteur agroalimentaire français.
(Télécharger le chapitre 5 dans la colonne de droite)
6. NON A LA FINANCIARISATION, OUI A L’ECONOMIE REELLE
- Réguler l’économie
La spéculation qui frappe les marchés des produits agricoles et alimentaires amplifie la volatilité des cours. Nos marchés sont sans cesse sous la menace d’une forte instabilité doublée d’une régulation insuffisante au regard d’autres législations de pays
- Financer le développement local
Le consensus est aujourd’hui général autour de l’idée que le système bancaire, dont c’est la vocation première, doit jouer un rôle actif dans le développement économique et industriel, et plus particulièrement celui des petites et moyennes entreprises. Or, les nouvelles règles prudentielles et la contraction des crédits liés à la crise ont durci l’accès aux capitaux, notamment pour les PME.
Il faut donc réhabiliter le rôle du crédit dans le financement de l’économie, aussi bien en faveur des exportations que du développement local. La solution passe par la mise en réseau des institutions financières ayant le souci du long terme et l’implication du réseau des banques mutualistes et coopératives. Il faut également créer des fonds d’investissement régionaux drainant l’épargne de proximité, pouvant favoriser le soutien à l’innovation et la mutation environnementale.
(Télécharger le chapitre 6 dans la colonne de droite)
7. CAP SUR LA CROISSANCE : EXPORTATION ET HARMONISATION DES REGLES
- Conquête des marchés à l’export et développement international
Puiser dans l’expérience du monde coopératif et dans sa capacité à travailler à l’international, pour proposer une offensive commerciale sur les autres marchés.
Les entreprises coopératives agricoles comptent beaucoup de champions à l’exportation, mais, comme l’ensemble des PME françaises, elles souffrent d’un difficile accès au marché mondial et notamment vers les pays émergents comme la Chine. Or ce sont eux qui sont devenus les moteurs de la croissance mondiale. Et c’est donc là qu’il faut concentrer nos efforts pour :
- Retrouver une capacité de croissance forte à l’export des PME/PMI ;
- Développer le portage à l’international des PME/PMI adossées à des grands groupes ;
- Dynamiser et cibler les aides publiques à l’export qui structurent et renforcent les flières et ainsi mettre fn à une politique de saupoudrage qui ne produit guère de résultats; .
- Créer une véritable agilité marketing et une authentique force de communication, afn de développer des marques qui puissent se faire connaître et donc s’imposer sur les grands marchés internationaux.
- Harmonisation des règles
Dans les échanges extérieurs, COOP de France milite pour la réciprocité des contraintes et des contrôles réglementaires qui engagent les entreprises.
Il faudrait être aussi exigeant sur l’agrément des abattoirs américains que les Américains le sont pour les outils français. Un sujet qui se doit de fgurer au menu de la réforme de la PAC
(Télécharger le chapitre 7 dans la colonne de droite)
8. PLUS DE DIVERSITE ET DE SECURITE ALIMENTAIRES
- Le retour en grâce du modèle coopératif
Les Français sont en quête d’une nouvelle relation à l’agriculture, tout en lui reconnaissant sa fonction nourricière primordiale. Leurs attentes sont fortes et croisent une vraie quête de confiance dans ce qu’ils consomment, avec une recherche de nouvelles valeurs dans leur rapport à la consommation. Ainsi, les citoyens recherchent de vrais repères, de vraies valeurs, une proximité forte dans leur relation au commerce et à l’alimentation. C’est pour ces raisons que le modèle coopératif agricole redevient attractif à leurs yeux jusqu’à revêtir une forme de modernité
- Garantir la sécurité alimentaire
Pionnières dans la mise en place de signes de qualité et d’origine (label rouge, AOC, IGP), les coopératives se sont aussi organisées pour mieux répondre à la consommation durable, en certifiant la valeur environnementale de leurs produits agricoles, en développant la démarche Agri Confiance® et les filières bio.En engageant tous les intervenants de la chaîne de production, de l’agriculteur à l’entreprise de transformation, la signature Agri Confance® répond concrètement aux demandes de traçabilité, de transparence, de sécurité des aliments, et de respect de l’environnement demandées par les consommateurs
- Valoriser les engagements pour une alimentation saine et de qualité : démarche Agri Confance® et flières bio et « locavores »
Avec plus de 400 entreprises coopératives engagées dans toutes les filières biologiques, la coopération est une actrice majeure du secteur. COOP de France propose d’introduire des critères qui reconnaissent et valorisent ces efforts en filières organisées, dans les marchés publics ou dans les cahiers des charges des appels d’offre.
- Restaurer une solidarité alimentaire
COOP de France préconise que l’Union européenne se dote d’une Agence pour l’aide alimentaire qui vienne en appui aux banques alimentaires nationales
(Télécharger le chapitre 8 dans la colonne de droite)
- Créer de nouveaux emplois dans nos territoires
L’un des enjeux majeurs est le maintien ou la croissance des emplois dans les territoires. Le développement d’une économie de proximité, complémentaire des investissements industriels et des services, est nécessaire à leur vitalité.
Sur un plan quantitatif, la coopération agricole emploie environ 150 000 salariés dans 2 900 entreprises coopératives et 1 600 filiales.
- Pour une compétitivité équitable favorisant l’emploi
Dans l’Union européenne, nos entreprises sont confrontées à des différences de coûts salariaux qui les pénalisent, notamment par rapport à nos principaux partenaires économiques, comme l’Espagne et l’Allemagne. Dans ce contexte, COOP de France considère que la piste d’un financement de la protection sociale via une augmentation ciblée de la TVA se substituant partiellement aux charges sociales mérite un examen approfondi, notamment sur les modalités de sa mise en œuvre, d’autant que les techniques modernes le permettent aujourd’hui.
- Renforcer l’action des coopératives pour la solidarité intergénérationnelle
La question de la solidarité envers les jeunes générations se trouve au cœur du débat public. De par leurs réserves impartageables, les entreprises coopératives inscrivent leur action dans la solidarité intergénérationnelle. Il faut que les pouvoirs publics appuient le travail des coopératives en faveur de l’installation économiquement et socialement responsable de jeunes agriculteurs, la diversification des sources de revenus, et l’accompagnement dans la requalifcation de ceux qui ne parviennent plus nécessairement à vivre de leur métier.
(Télécharger le chapitre 9 dans la colonne de droite)
10. S’ENGAGER POUR LA VERITE DES PRIX
- Installer des outils de régulation au niveau national et européen pour un lissage des prix
Notre proximité avec les consommateurs, notre expérience des marchés, notre observation des attitudes de la concurrence, et notre relation à la grande distribution, nous placent en situation d’inspirer des décisions propres à changer la donne en matière de prix.
Promouvoir la compétitivité c’est mieux organiser les filières et soutenir une politique de contractualisation. Face à la concentration de la distribution, COOP de France veut construire des filières fortes, fondées sur la concentration de l’offre et les échanges contractuels.
L’objectif de la contractualisation est de renforcer les relations entre les maillons d’une filière, et de préserver les équilibres de partage de valeur. Elle doit reposer sur une approche allant jusqu’au produit fini, et ne pas être limitée au niveau du premier acheteur de la filière. Dans ce domaine, les coopératives bénéficient d’une expérience incontestable : seul le transfert de propriété des produits est à même de construire le socle d’une filière.
- Redéfnir les relations avec la grande distribution
Les producteurs ne peuvent être réduits à une fonction de quasi sous-traitants de la grande distribution. Il faut donc redéfinir notre relation à la grande distribution, c’est-à-dire équilibrer sa toute-puissance.
(Télécharger le chapitre 10 dans la colonne de droite)