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Présentation de la filière Métiers du Grain

 

Panorama économique

   

Les graines oléagineuses sont principalement utilisées en France (plus de 80%, tant en colza qu’en tournesol). Les triturateurs en extraient de l’huile – destinée à la consommation humaine et la production de biodiesel – et des tourteaux riches en protéines valorisés en alimentation animale.

Les pois et féveroles sont principalement destinés à l’alimentation du bétail, mais une partie croissante de la production est consacrée à la consommation humaine, en France ou à l’exportation.

Les céréales produites sont consommées pour moitié dans l’hexagone, dont 65% à destination de l’alimentation animale, 30 % sont livrés chez nos partenaires de l’Union européenne et 20 % sont exportés vers les pays tiers (y compris sous forme de produits de première transformation, farine, malt ou semoule).

 

Les céréales constituent ainsi un apport significatif à l’équilibre de notre balance commerciale avec un chiffre d’affaires à l’exportation de l’ordre de 6,5 milliards d’Euros.

Avec 74 % de parts de marchés, les entreprises coopératives de collecte stockage et commercialisation sont très nettement leaders de ces filières.

La production agricole nécessite l’utilisation de consommations intermédiaires, aux premiers rangs desquels les semences et plans, les produits de protection des plantes et les engrais et amendements. Les agriculteurs se sont organisés en coopératives pour optimiser leurs achats et bénéficier d’un service de conseil technique performant et adapté à leurs conditions locales. Dans les régions céréalières, ces coopératives sont les mêmes que celles qui assurent la commercialisation des grains, ce qui leur permet de tenir compte dans le conseil technique des attentes du marché et des cahiers des charges de leurs acheteurs.


COOP de France « Métiers du grain » fédère ainsi les 195 coopératives

  • de collecte de grains
  • de distribution aux agriculteurs d’approvisionnement - produits de protection des plantes, fertilisants et semences, ainsi que leurs unions d’achat, de stockage ou de commercialisation.

La plupart des coopératives adhérentes à « métiers du grain » pratiquent de façon complémentaire ces deux activités. Quelques-unes, dans les régions viticoles, d’arboriculture ou de maraichage, n’ont qu’une activité d’approvisionnement.

1. La collecte des grains
est précédée d’un conseil sur les variétés à cultiver, sélectionnées en fonction des conditions naturelles et des marchés de la coopérative, et d’un accompagnement technique des agriculteurs.

La qualité des produits est un objectif prioritaire en phase avec les attentes des marchés : les grains réceptionnés sont analysés, nettoyés, puis stockés dans des conditions de conservation contrôlées. Une attention particulière est apportée à la qualité sanitaire.

Les coopératives mettent en œuvre les préconisations du « guide de bonnes pratiques d’hygiène » élaboré à l’initiative de Coop de France – métiers du grain, guide officiellement validé par les pouvoir publics. La commercialisation du grain est assurée par des équipes présentes en permanence sur les marchés, rompues aux techniques de couvertures sur les marchés à terme, avec l’objectif d’assurer la meilleure rémunération des apports de leurs agriculteurs adhérents.

2. La distribution d’approvisionnement
est très étroitement associée à l’activité de conseil technique aux agriculteurs. Celui-ci s’appuie sur une connaissance approfondie des données agronomiques et pédoclimatiques locales, complétée de visites d’exploitations régulières et de réseaux d’essais. La plupart des coopératives d’approvisionnement ont signé la « Charte du Conseil Coopératif » qui garantit un conseil de qualité, respectueux de l’environnement et de la santé des hommes.

3. L’agro industrie
Afin d’assurer des débouchés pérennes et valoriser au mieux les produits agricoles de leurs adhérents, les coopératives de collecte ont investi dans les différents secteurs de transformation des grains, soit en créant leur propres outils soit en prenant des participations aux côtés d’autres opérateurs. C’est ainsi que la coopération est très présente dans la meunerie, la malterie, la nutrition animale et, plus récemment, la production de biocarburant.

Dans ce dernier secteur, qui est appelé à poursuivre sa croissance rapide, les coopératives ont très tôt investi aux côtés de Sofiproteol dans Diester Industrie, leader de de la production de biodiesel. Elles ont rassemblé leurs participations dans la holding FIDICOOP qui détient ainsi 26% de Diester Industrie et mutualise l’approvisionnement coopératif de l’industriel. Les coopératives sont également les principaux acteurs français de la production de bioéthanol.

Elles contrôlent 40% de la meunerie, notamment travers de Nutrixo premier opérateur français, 50% de la malterie dont le leader mondial, Malteurop, et 65% de la nutrition animale (cf. Coop de France Nutrition animale).


4. Recherche et développement

Les coopératives investissent dans la recherche de nouveaux relais de croissance, notamment dans la chimie verte et les différentes valorisations de la biomasse. C’est ainsi qu’elles sont associées à de nombreux pôles de compétitivité comme IAR (Industrie et Agro-Ressources) en Champagne-Ardenne et Picardie, Végépolys en Pays de la Loire, Céréales Vallée en Auvergne…

 

5. Les services aux entreprises apportés par « COOP de France métiers du grain »
Coop de France – métiers du grain a développé des compétences sur les différents métiers de ses adhérents qui permettent à ses équipes de les appuyer au quotidien sur toutes les questions concernant leurs activités, qu’elles soient de nature technique ou réglementaire.

Elle assure un suivi régulier des marchés et réalise chaque semaine dans le journal Actualités Agricoles un commentaire très apprécié sur le marché des céréales et sur celui des oléagineux.
Elle diffuse très régulièrement par courriel, directement auprès des cadres des entreprises concernés, les informations réglementations et techniques sur :

• Le management et la maîtrise de la qualité des grains
• La commercialisation et les contrats
• La logistique et les différents modes de transport
• La distribution des produits phytosanitaires, fertilisants et semences


Elle gère la convention collective dite « cinq branches » à laquelle l’ensemble des coopératives de métiers de grain ainsi que celle de nutrition animale sont rattachées.

Elle réalise de nombreux outils d’information et d’appui technique, notamment en matière de maîtrise des risques industriels et professionnels comme le Guide Silo : www.guide-silo.com

COOP de France « Métiers du grain » :
Président :  Christian Pèes
Directeur : Vincent Magdelaine

Contact

fax 01 40 26 64 64

Pour en savoir plus

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