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Alimentation : "Nous devons prendre conscience que la qualité a un prix" (Michel Prugue)

20/07/2017

top stranger chat sites Alimentation : "Nous devons prendre

conscience que la qualité a un prix"

tinder date tips Quelle agriculture voulons-nous ? Comment la sortir de la crise ? Alors que s'ouvrent les états généraux de l'alimentation, entretien avec un agriculteur.

C'était l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Le 20 juillet s'ouvrent les états généraux de l'alimentation. Plus de 500 personnes participent à l'événement : des représentants des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, mais aussi des associations et des élus locaux... Et deux questions sont au centre des échanges qui doivent se poursuivre jusqu'à l'automne : comment garantir des prix décents aux agriculteurs pour leur permettre de vivre de leur travail ? Et comment assurer au plus grand nombre l'accès à une alimentation saine, sûre et durable ? Agriculteur dans les Landes, Michel Prugue, par ailleurs président de la Confédération des coopératives agricoles françaises (Coop de France), ébauche quelques pistes de réflexion sur ces sujets.

x hamster cams Le Point : Les revenus des agriculteurs s'effondrent depuis plusieurs années, comment endiguer cette baisse ?

Michel Prugue : « Il faut agir dans deux directions. La première consiste à mieux gérer les crises, qu'elles soient climatiques, sanitaires ou économiques. On ne peut plus laisser les agriculteurs démunis face à la volatilité grandissante des prix et des volumes. La seconde direction est celle de la revalorisation des prix à la production grâce à une plus grande création de valeur. Or, dans nos coopératives, nous faisons des efforts permanents pour améliorer la qualité de nos produits afin de mieux rémunérer nos agriculteurs-adhérents. Mais on constate que jour après jour, nous vendons ceux-ci de moins en moins cher ! Cela ne peut durer.

bondage sex games Se pose donc la question du prix de vente…

Indéniablement. La grande distribution pratique des tarifs qui sont dramatiquement bas, obligeant parfois les producteurs à vendre à perte. Nous promouvons, avec nos réseaux coopératifs, un autre modèle de partage de la richesse.
Une chose est sûre : les consommateurs doivent prendre conscience que la qualité a un prix. Là aussi, c'est un enjeu des états généraux que de faire passer ce message.
Il est enfin important de rappeler que le prix des produits agricoles ne fait pas le revenu des agriculteurs, même s'il y contribue fortement. Il faut donc que l'on travaille sur les charges et l'efficacité de nos investissements, tant dans les exploitations agricoles que dans les outils agroalimentaires.
Il n'y aura pas de création durable de valeur sans compétitivité.

chat on video Pensez-vous que l'enveloppe de 5 milliards d'euros promise par le président pour aider les agriculteurs sera suffisante ?

Les agriculteurs, comme les transformateurs, ont besoin de soutien pour rattraper leur retard. Investir, c'est anticiper la réponse à l'évolution des marchés tant en compétitivité qu'en différenciation, en France ou à l'exportation. Car c'est bien l'attente des consommateurs que nous cherchons à satisfaire.

En marge de vos activités au sein de Coop de France, vous êtes patron du groupe Maïsadour, qui fait de l'élevage de palmipèdes dans les Landes. Où en est-on de la crise sanitaire qui a frappé la filière aviaire depuis deux ans ?

La production se remet progressivement en place au rythme de la disponibilité des canetons. Nous suivons les préconisations des services vétérinaires en espérant qu'une nouvelle crise sanitaire ne frappera pas les exploitations. Nous allons vérifier la résistance du modèle technique mis en place pour détecter au plus tôt les cas suspects et isoler les sujets malades. Se pose désormais la question de l'indemnisation de toutes les périodes de non-production pour les éleveurs qui ont vu leur chiffre d'affaires baisser de 30 % deux années de suite et sont, pour beaucoup, dans une situation économique difficile.

Les mécanismes d'accompagnement vous semblent-ils suffisants ?

Bruxelles a donné son accord pour que des mesures financières soient prises pour accompagner les entreprises de transformation. C'est une décision très importante pour la filière. Nous attendons à présent les modalités de mise en œuvre de la part du ministère de l'Agriculture.

Propos recueillis par BAUDOUIN ESCHAPASSE

(Retrouvez cet articler en ligne sur le site du magazine Le Point, en cliquant ici)

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